Le lycée dans l’entre-deux-guerres

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Pour la période de l’entre-deux-guerres, tant de noms qui ont illustré le lycée devraient être cités que l’on tombe nécessairement dans l’injustice criante. On ne peut omettre les noms de proviseurs de Ribier, Bouchy, Lagorsse, et ceux de censeurs qui sont presque entrés dans la légende : Bonnet et Toutan... Signalons que nos chaires ont vu passer le romancier Auguste Bailly, le journaliste Chassé, grand connaisseur des poètes et des peintres, Jean-Paul Sartre, Robert Merle, prix Goncourt, Daniel-Rops, et, encore en activité après la guerre, Émile Thevenot, archéologue des Gaules, et principalement de la Bourgogne, Philippe Van Tieghem, le romancier Georges Magnane (Catinaud), le poète Julien Graves (Guitare), le musicologue Marcel Beaufils.

Et puis, il y eut d’autres heures douloureuses, et le lycée servit une fois encore d’hôpital, mais dans son aile Borghèse seulement. Le tribut à la guerre était plus lourd qu’en 1914-1918. Rappelons le grand souvenir de Lackenbacher, tombé devant Amiens, et celui de quelque cinquante élèves et anciens élèves qui n’ont pas craint la mort pour que « l’heure française » continue à sonner. Parmi ces derniers, Jacques Decour, dont le lycée Rollin a pris le nom. Citons encore quelques noms dont le souvenir nous est cher : Dargent, mort stoïquement à Bir-Hakeim, Cordingle, pilote dans la R.A.F., les frères Claude et Alain Pascalidis, héros des commandos de parachutistes.