Professeurs et élèves de renom

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Élèves au lycée Pasteur

Jean-Louis Aubert (né en 1955)

Adolescent indiscipliné, passionné de musique, Jean-Louis Aubert quitte le noyau familial à dix-sept ans pour sillonner les routes des États-Unis. C’est en 1976, après son retour en France, qu’il fonde Téléphone, groupe mythique des années 1980. Après la dissolution du groupe en 1986, il poursuit en solo une carrière de chanteur.


Louis-Charles Bary (né en 1926)

Conseiller général du canton de Neuilly sud, vice-président du Conseil général en charge des affaires économiques, du développement international et de la formation professionnelle et membre de la Commission des finances, Louis-Charles Bary est également maire de Neuilly-sur-Seine.


Michel Blanc (né en 1952)

Co-fondateur du café-théâtre Le Splendid, il remporte un grand succès avec son premier film de metteur en scène-interprète Marche à l’ombre. Longtemps spécialisé dans des rôles stéréotypés d’hypocondriaques râleurs, ses qualités réelles d’acteur sont enfin reconnues grâce à sa prestation dans le film de Bertrand Blier, Tenue de soirée, qui lui vaut le Prix d’interprétation masculine à Cannes.


Christian Clavier (né en 1952)

Co-fondateur du café-théâtre Le Splendid, Christian Clavier poursuit une carrière d’acteur dans des comédies populaires à succès. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des stars du cinéma comique français.


Jacques Decour (Daniel Decourdemanche, dit Jacques Decour, 1910-1942)

Professeur d’allemand, écrivain, traducteur, militant communiste, Jacques Decour se voua, dès octobre 1940, à l’organisation de la Résistance intellectuelle en fondant dans la clandestinité L’Université libre puis La Pensée libre et Les Lettres françaises. Arrêté en février 1942, il fut fusillé par les Allemands le 30 mai 1942, après trois mois d’interrogatoires et de tortures.


Jean-François Deniau (1928-2007)

Homme politique, Jean-François Deniau s’intéresse très tôt à l’Europe et participe à la rédaction du traité de Rome, texte fondateur de la Communauté européenne. Il devient ambassadeur puis ministre à six reprises entre 1973 et 1980. Également homme de lettres, il reçoit le Prix Paul Morand en 1990 et est élu à l’Académie française en 1992.


Pierre Desgraupes (1918-1993)

Véritable pionnier de la télévision, Pierre Desgraupes lance, dès 1953 Lecture pour tous, une émission littéraire qui rencontre un grand succès et durera quinze ans. Puis, en 1959, il créé la première grande émission d’informations et de reportages internationaux, Cinq colonnes à la une. En 1968 il devient directeur de l’information de la première chaîne mais trois ans plus tard, un changement de président à la tête de l’ORTF entraîne son départ. Il ne reviendra à la télévision qu’en 1981 avec sa nomination à la tête d’Antenne 2.


Renaud Donnedieu de Vabres (né en 1954)

Homme politique, conseiller régional du Centre, député de l’Indre-et-Loire, vice-président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Renaud Donnedieu de Vabres a été nommé, en 2002, ministre délégué aux Affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de la francophonie, puis, en 2005, ministre de la Culture et de la Communication.


Thomas Ferenczi (né en 1944)

Auteur notamment de L’Invention du journalisme en France, Naissance de la presse moderne à la fin du XIXe siècle et Ils l’ont tué ! L’affaire Salengro, Thomas Ferenczi est aujourd’hui directeur adjoint de la rédaction du Monde diplomatique.


Bernard Frank (né en 1929)

C’est au cours de six années passées en Auvergne, à partir de 1939, où, peu occupé, il lit beaucoup, que naît sa vocation d’écrivain. De retour à Paris, il se lance dans des études variées, d’une hypokhâgne à une licence de Langues orientales. Géographie universelle, publié en 1953, contient les prémisses d’une œuvre qui se poursuit encore aujourd’hui.


François Hollande (né en 1954)

Homme politique, conseiller pour les questions économiques de François Mitterrand, détenteur de plusieurs mandats électifs locaux en Corrèze, François Hollande a été élu, en 1997, député puis premier secrétaire du Parti socialiste. Il a été élu Président de la République en 2012.


Gérard Jugnot (né en 1951)

Co-fondateur du café-théâtre Le Splendid, Gérard Jugnot a été longtemps cantonné à des rôles de Français moyen, bougon et fanfaron. Mais l’acteur-réalisateur s’impose aujourd’hui comme une personnalité à part du cinéma français. Il a connu le succès avec Monsieur Batignole et le triomphe avec Les Choristes.


Bernard-Henri Lévy (né en 1948)

Philosophe, écrivain prolifique et engagé, éditorialiste pour de nombreux journaux, Bernard Henri Lévy devient, dans les années 1970, le chef de file très médiatique du courant des « nouveaux philosophes ».


Thierry Lhermitte (né en 1952)

Co-fondateur du café-théâtre Le Splendid, Thierry Lhermitte écrira plusieurs scénarios, dont celui du Père Noël est une ordure et fera également de la mise en scène. À partir du début des années 1980, il change de registre, donnant dans le genre policier, mais son domaine de prédilection reste avant tout la comédie.


Yves Navarre (né en 1940)

Parmi les titres de cet écrivain, citons Lady Black, Evolène, Loukoums, grâce auxquels il acquiert la reconnaissance du public. Yves Navarre reçoit le prix Goncourt en 1980 pour Le Jardin d’acclimatation.


Roger Nimier (1925-1962)

Roger Nimier publia son premier roman, Les Épées, chez Gallimard, à vingt-trois ans. Son roman Le Hussard bleu donna son nom au groupe littéraire des « hussards », qui, dans les années 1950, s’opposa aux existentialistes et à la figure de l’intellectuel engagé qu’incarnait Sartre. Collaborateur de divers journaux et revues, il devint, en 1956, conseiller littéraire aux éditions Gallimard. Il se tua dans un accident de voiture le 28 septembre 1962.


Sacha Pitoëff (1920-1990)

Metteur en scène de théâtre et comédien, amateur de textes sans effets superfétatoires, Sacha Pitoëff a contribué à perpétuer l’esthétique théâtrale sobre mise en vigueur par ses parents, Georges et Ludmilla Pitoëff. Tchekhov et Pirandello faisaient partie de ses auteurs de prédilection.


Jean-Bertrand Pontalis (né en 1924)

Après avoir participé à la fondation de l’Association française de psychanalyse, Jean-Bertrand Pontalis, figure essentielle du mouvement psychanalytique français, créé la Nouvelle revue de psychanalyse. Il est également l’auteur, avec Jean Laplanche, du fameux Vocabulaire de la psychanalyse.


André Santini (né en 1940)

Docteur en droit et diplômé des Langues orientales, André Santini est maire d’Issy-les-Moulineaux depuis 1980. Élu député des Hauts-de-Seine en 1988, il fut successivement nommé ministre de la Culture et de la Communication puis secrétaire d’État aux Rapatriés. Ancien vice-président de l’Assemblée nationale, il est actuellement membre de la commission des Affaires culturelles mais également vice-président de groupes d’amitié entre la France et quelques pays dont la Corée du Sud, Cuba et l’Arménie. Passionné de nouvelles technologies, il est co-président du groupe d’études sur « Internet, les technologies de l’information et de la communication et le commerce électronique » à l’Assemblée nationale.


Simone Signoret (1921-1985)

C’est en 1945 que cette actrice trouve son premier grand rôle dans Les Démons de l’aube du cinéaste Yves Allégret. Mais c’est avec Casque d’or, de Jacques Becker, en 1952, que sa carrière prend un tournant décisif. Elle remporte en effet, grâce à ce film, le trophée de la British Film Academy. Elle obtient également le Grand Prix d’interprétation à Cannes en 1959 pour Les Chemins de la haute ville et l’Oscar de la meilleure actrice en 1960. Elle continuera d’apparaître à l’écran jusqu’en 1982 tout en se consacrant essentiellement, dans les dernières années de sa vie, à l’écriture.


Pierre Tchernia (né en 1928)

Journaliste, Pierre Tchernia participe à la création du journal télévisé en 1949. Il crée les émissions La Clé des champs, Monsieur Muguet s’évade et La Boîte à sel, puis à partir de 1965, co-anime Cinq Colonnes à la une. Il fut également l’animateur, pendant de longues années, du jeu télévisé Monsieur Cinéma.


Michel Tournier (né en 1924)

Germaniste et philosophe de formation, Michel Tournier débute comme traducteur et journaliste à Europe 1, avant d’occuper le poste de directeur des services littéraires des éditions Plon. Il obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1967 pour Vendredi ou les limbes du Pacifique, sa première publication, et le Prix Goncourt en 1970 avec Le Roi des aulnes. Il devient membre de l’Académie Goncourt en 1972.


Henri Troyat (né en 1911)

De son vrai nom Lev Tarassov, ce futur écrivain arrive à Paris en 1920, sa famille fuyant Moscou au moment de la révolution russe. Licencié en droit, il devient rédacteur à la préfecture de la Seine avant de se consacrer à l’écriture sous le nom d’Henri Troyat. Son premier roman Faux jour obtient le Prix du Roman populiste. En 1938, le Prix Max Barthou, décerné par l’Académie française, couronne l’ensemble de son oeuvre qui comprend aussi bien des fictions que de nombreuses biographies. La même année, il reçoit le Prix Goncourt pour son nouveau roman L’Araigne. Il est élu à l’Académie française le 21 mai 1959.


Professeurs au lycée Pasteur

Fernand Braudel (1902-1985)

À son retour du Brésil où il était membre d’une mission française d’enseignement, à Sao Paulo, de 1935 à 1937, Fernand Braudel devint directeur d’études à l’École pratique des hautes études, avant d’être mobilisé en 1938, puis prisonnier en Allemagne de 1940 à 1945. Directeur de la revue Les Annales de 1946 à 1968, docteur ès lettres en 1947, il devint professeur d’histoire de la philosophie moderne au Collège de France de 1949 à 1972 et directeur d’études à l’École pratique des hautes études de 1956 à 1972. Correspondant de nombreuses académies étrangères et docteur honoris causa de plusieurs universités, fondateur de l’Association internationale d’histoire économique et administrateur de la Maison des sciences de l’homme en 1962, professeur honoraire au Collège de France en 1972, il a été élu à l’Académie française en 1984.


Pierre Carpentier (1897-1969)

Professeur au lycée Pasteur de 1930 à 1956 et fondateur de l’Amicale du lycée, Pierre Carpentier est l’auteur, avec Madeleine Fialip, de manuels d’anglais destinés à l’enseignement secondaire, très en vogue jusque dans les années 1960.


Daniel-Rops (Henri Petiot, dit Daniel-Rops, 1901-1965)

Agrégé d’histoire, Daniel-Rops entama une carrière de professeur tout en développant des activités parallèles d’essayiste et de romancier, avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Ses textes révèlent un écrivain catholique préoccupé d’accorder la tradition religieuse à l’évolution de l’esprit moderne. Lauréat, en 1946, du Grand Prix de littérature de l’Académie française, il fut élu à l’Académie française le 3 mars 1955.


Jacques Droz (1909-1998)

Historien, Jacques Droz fut l’un des meilleurs spécialistes de l’Allemagne et de l’histoire des idées politiques. Ses publications nombreuses sur l’Allemagne, comme ses échanges incessants avec les historiens allemands, ont très largement contribué à changer l’image de l’Allemagne dans l’esprit des intellectuels français.


Madeleine Fialip (née 1896)

Professeur au lycée Pasteur de 1947 à 1956, Madeleine Fialip est l’auteur, avec Pierre Carpentier, de manuels d’anglais destinés à l’enseignement secondaire, très en vogue jusque dans les années 1960.


Marc Fumaroli (né en 1932)

Docteur ès lettres à Paris IV-Sorbonne en juin 1976, Marc Fumaroli est élu dans la foulée maître de conférences dans cette même université. Il dirige la revue XVIIe siècle de 1976 à 1986 et devient, de 1978 à 1995, membre du conseil de rédaction de la revue Commentaire, dirigée par Raymond Aron. Élu professeur au Collège de France en 1986, il a enseigné et donné des conférences dans de nombreuses universités aux États-Unis et en Italie. Président de la Société d’histoire littéraire de la France, il écrit régulièrement des articles pour des quotidiens et des hebdomadaires français et étrangers. Il a reçu de nombreux prix dont le Prix Monseigneur Marcel de l’Académie française en 1982, son Prix de la Critique en 1992, le Prix Balzac en 2001, le Prix du Mémorial et le Prix Combourg en 2004. Il a été élu à l’Académie française en 1995 et à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1998.


Roger Ikor (1912-1986)

Prix Goncourt en 1955 avec Les Eaux mêlées, Roger Ikor, éprouvé par la mort de son fils décédé après son entrée dans une secte, mettra sa plume au service d’une lutte impitoyable contre ce phénomène en publiant, en 1983, La Tête du poisson : les sectes, un mal de civilisation.


Robert Merle (1908-2004)

Avec Week-end à Zuydcoot, son premier roman, Robert Merle remporte le Prix Goncourt en 1949 et entre ainsi, d’emblée, dans le cercle des romanciers connus et reconnus par le grand public. Il continuera cependant à étonner à chaque nouveau roman par l’originalité du point de vue ou des thèmes abordés, comme dans La mort est mon métier, qui décrit de l’intérieur l’organisation des camps d’extermination ou encore dans Un animal doué de raison, Le Propre de l’homme ou Malevil qui relèvent de la fiction scientifique ou politique.


Jean-Paul Sartre (1905-1980)

Jean-Paul Sartre présente cet exemple, unique au XXe siècle, d’un homme qui a construit à la fois une grande œuvre littéraire et une grande œuvre philosophique, à partir de son existence personnelle et sous le signe de la liberté. Il a pratiqué presque tous les modes d’écriture : fiction, philosophie, théâtre, biographie, autobiographie, essais en tous genres, journal et carnets, journalisme, correspondance… et il s’est engagé avec force et conviction dans les grands débats de son temps.